

Mercredi 15 octobre






L’Inde est une caricature de l’Inde… Les vaches sacrées qui se promènent au milieu de la circulation ? Presque comme chez Tintin. Sauf qu’elles ne se promenaient pas. Elles couraient entre les voitures, adressant des coups de cornes aux motos.
La densité est remarquable et tous nos sens sont mis à l’épreuve. L’odorat avec ces marchés aux épices, aux fruits, aux fleurs mais aussi aux poissons séchés. Ou les égouts parfois à ciel ouvert. La pollution aussi : tuks tuks, voitures et motos se battent à coups de centimètres.
L’ouïe : les oiseaux ne chantent pas. Ils crient. Et les véhicules, pour gagner leurs centimètres, klaxonnent en continu.
Le goût… avouons que nous avons été sages. Nous n’avons pas mangé de street food et notre repas de midi a été basé sur du poulet. Cela nous a permis de travailler ainsi sur le toucher, car c’était servi sans couverts…

Après nos retrouvailles nous avons passé une première nuit à côté de l’aéroport de Bangalore. Hôtel situé à côté d’un chantier. Ce matin, nous avons découvert que notre chambre donnait sur un mur situé à un mètre ou deux. Cela ne nous a pas empêché de dormir très bien.
Dès le petit-déjeuner, nous avons filé vers le centre pour retrouver un nouvel hôtel. Puis l’expédition a commencé. Comme le dit si bien Colin, l’ambiance est vive colorée, bruyante et surprenante.
Pour commencer, nous sommes allés vers le gros marché KR market. Une partie est couverte avec entre autre les ventes aux enchères de fleurs. Dès petites mains assise en tailleur les transforment en guirlande.



On trouve de tout. Il y a le marché des outils, des carburateurs et des pièces de mécanique….
Enfin il était l’heure de déjeuner. On a mangé du poulet et du riz accompagnés de différentes sauces. Ça pique quand même, on le sait….ça me donne le hoquet. Mais très économique 3.20 euros en tout.
On repart, cette fois en direction du fort de Bangalore. Pas très touristique mais d’un grand calme, loin du bruit des klaxons.


Pour quitter le quartier, on prend le métro pour aller au Cubbon Park. Surprenant pour nous, les files pour entrer dans les wagons, les filles d’un côté, les garçons de l’autre sous le regard d’une contrôleuse. Mais dès que métro est là, c’est la bataille pour entrer dans les wagons.

Après 16km de marche nous rentrons épuisés et heureux. Une plongée dans un univers si différent du notre. Une impression de bouillonnement continuel, du bruit en continu, de l’énergie de toute part. Des voitures, des tuk-tuks et des motos qui slaloment, des piétons qui courent, sautent, se faufilent pour les éviter. Alors, il a bien fallu faire pareil.
Puis il y a les petites surprises du jour comme un genre d’écureuil. En train de courir partout et de s’aplatir comme une crêpe contre les troncs d’arbre.

Et pour finir, un temple en face de l’hôtel avec un coq et une poule en train de se chamailler dans l’alcôve à droite




Jeudi 16 octobre
Réveil sans les klaxons mais avec les cocoricos des coqs du temple. Ils ont dû commencer vers 5h30. C’était plutôt sympathique.
Forts de nos expériences de la veille nous prenons un tuk-tuk en direction d’un quartier de boutiques de vêtements. Les magasins sont encore fermés.
On devait avoir l’air un peu perdu quand un grand gaillard filiforme (genre Jacques Tati ) nous convainc de monter dans son tuk-tuk pour un petit prix….il connaît des boutiques ouvertes. Et nous voilà partis dans des endroits vraiment pas intéressants et très chers. Il a fallu durement négocier pour retourner à notre point de départ. Avec le recul on en rit.

Puis on se rend dans le quartier des librairies. Colin y trouve son bonheur. Mais d’abord, on s’arrête dans un bar pour un café et un gâteau qui en réalité était salé et plein de curry. Mais très bon.





Les chiens sont partout, en liberté sûrement mais ils sont très calmes et silencieux.

Nous avons passé la soirée dans un bar à bière dans une ambiance anglaise style pub.


Nous avons à gérer des jetlags différents. Isabelle n’arrive à s’endormir qu’à 1h du matin. Je suis de mon côté réveillé à 5h. Curieux.
Le Mahatma me rappelle furieusement quelqu’un.




Demain, direction Mysore pour 3 jours.
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