Une sortie en hiver se prépare avec attention. Avec appréhension aussi ! Appréhension devant la météo : les jours qui précèdent, je surveille. Ni trop de vent ni pas assez ? Le bon dosage pourrait être à 10 nœuds. Puis me constituer un équipage. Non que je n’aie pas envie d’explorer ma relation directe avec Doro-san mais parce que j’ai envie d’en faire profiter d’autres et aussi que j’espère apprendre de navigateurs plus expérimentés.

Charlotte est à ranger dans cette catégorie. Elle est venue avec Justine le 20 janvier. J’avais plusieurs choses à vérifier : en particulier si ma bombonne de gaz fonctionnait (cette fois j’avais des allumettes !) : mais non, encore une fois. Et cette fois ci pas de thermos pour boire un café !

Mais une belle sortie quand même et des conseils avisés pour régler mon problème d’amarrage. La difficulté vient du fait que la chaîne est bien courte et que toutes les manœuvres semblent nécessiter un effort surhumain.

Charlotte est même allée jusqu’à faire le point et à utiliser la règle de Cras pour reporter notre position. Le résultat n’était pas concluant. Selon elle, nous étions échoués.

Le 17 février la sortie s’est faite avec Boris et Benoît. Benoît partage le bureau de Charlotte et est aussi un voileux. Sa zone de navigation tient plutôt de l’estuaire de la Gironde, mais il a plusieurs fois caboté le long de la côte Nord de l’Espagne.

La météo nous annonçait du beau temps avec un petit force 4. La météo a eu à moitié bon. Il a fait exceptionnellement beau, en particulier pour la date. Par contre, nous avons eu très peu de vent. Pour ne pas dire aucun. Les achats du jour incluaient un gilet de sauvetage (bien peu nécessaire aujourd’hui) et une ligne de traine. Celle-ci ne nous a pas permis de faire entrer le bar qui devait servir de repas du soir.

Un nouvel essai café, cette fois-ci à la thermos. Pour nous rendre compte que les petits sachets rouge ne contenaient que du sucre. Les différentes manœuvres se sont très bien passées : il y avait cette cois-ci assez de muscle à bord!