Les palourdes, on les trouve à marée basse à la Tara, c’est à dire devant la maison. Je n’ai pas encore compris comment on faisait pour en ramener des pleins paniers, mais je progresse avec une grande régularité. Et samedi c’est plus de 600g de palourdes que j’ai ramenées.

J’ai décidé de les faire façon cocido, avec les ingrédients du bord. Attention, c’est ma première recette… Donc les termes techniques ne seront sans doute pas à la hauteur.

La veille mettre a remojar 300 g de pois chiches. J’avais ramené ceux-ci d’Espagne. A remojar veut tout simplement dire que je les laisse dans l’eau pendant la nuit. J’ai fait de même avec les palourdes : leur eau est cependant salée.

Le (dimanche, dans mon cas) matin, j’ai coupé un gros oignon rose de Bretagne, un poivron (le mien était jaune, mais ce n’est probablement pas essentiel… les jaunes sont quand même plus sucrés) et quelques champignons qui me restaient. Ah, et bien entendu deux gousses d’ail.

Dans ma cocotte en fonte, je fais dorer les oignons et l’ail, j’y ajoute du laurier puis les poivrons avec les champignons. Et, à défaut de vin blanc (dry January oblige) un verre de Mirin, qui est du Saké de cuisine. On poivre mais on ne sale pas, anticipant l’arrivée du jamón .

Lorsque le mirin a disparu, les pois chiches sont ajoutés à la cocotte avec quelques morceaux de Jamón. Le Jamón avait été acheté à Madrid il y a 2 mois. Il avait merveilleusement accompagné plusieurs soirées de novembre et décembre. A la fin j’ai travaillé autour de l’os et mis les morceaux restants au congélateur. Je les ressors maintenant avec mes plats d’hiver.

A-je oublié quelque chose ? ah oui. Il m’aurait fallu du pimentón, ce paprika qu’on trouve en Espagne du côté de la Vera, à l’Ouest de Madrid. N’en ayant pas j’ai décidé d’être cosmopolite et de le remplacer par du Ras el Hanout que les Marocains ajoutent volontiers à leurs Tajines [Note : un tajine de palourdes, ça existe ?]. Et un brin de thym cueilli dans le jardin.

A ce stade, il faut arroser ; l’idéal serait d’avoir fait son bouillon. Malheureusement, je n’avais pas. J’ai donc improvisé avec de l’eau chaude, du Mirin et du Dashi. Oui, c’est devenu un cocido fusion

Et maintenant ? Profiter qu’il ne pleut plus pour aller courir… revenir dans une maison qui sent vraiment très bon… puis …. ah oui, j’ai failli oublier les palourdes ! Pas très difficile : dans un poêle chaude laisser les palourdes s’ouvrir et quand elles s’ouvre les ajouter à la cocotte. Celles qui ne s’ouvrent pas… tant pis ! Encore 5 minutes de cuisson et c’est prêt.

C’était… délicieux.