Ayant passé ma semaine sur des tutos, je me suis décidé à ressortir avec l’espoir de faire mieux que lors de mes sorties précédentes.

Donc ce samedi 4 janvier, avec une température de saison (quand je suis parti de Nantes il n’y avait pas grand-chose…) je suis parti pour le port de la Gravette.

En arrivant, première déconvenue : impossible d’atteindre DoroSan. Pas assez d’eau pour l’annexe !

Le temps de décharger, de descendre le youyou et de m’équiper et il y avait assez d’eau.

Une fois sur Dorosan la première opération a été d’installer le gaz. J’avais trouvé une nouvelle bouteille et le bon détendeur. La bouteille branchée un bon café pour fêter ça ? Non. Car les allumettes de bord étaient bien trop humides… La liste de courses s’allonge !

Lorsque l’instrument a annoncé 2 m (DoroSan touche à 1,70) j’ai quitté le corps-mort. Et une fois hors du port j’ai testé mon pilote automatique. Je n’avais pas utilisé un tel objet auparavant et la bonne nouvelle est que c’est relativement simple et assez efficace. La seule complication est que le système de boutons correspond à la direction du bateau, c’est-à-dire l’inverse de celle de la barre sur laquelle le système est fixé. Mais je m’y ferai.

J’ai tracé ma route du jour et le résultat est assez étonnant : on distingue sans difficulté les longs bords au pilote automatique ! A ma décharge, je reprenais la barre sur les moments un peu plus compliqués et le reste des instruments a sérieusement besoin d’être recalibré : la vitesse semble être coincée à 0 nœuds et la direction du vent est correcte à 50 degrés près !

Le pilote me permet d’aller lire la carte, me faire un café (au thermos), régler des drisses au pied de mât, aller à l’avant préparer les écoutes pour le retour au mouillage. Et prendre aussi quelques photos ! Mais le terrain de navigation ne se prête pas bien à une petite sieste : le chenal de sortie de la Loire (et les cargos réguliers) n’est jamais loin, et quand on s’en éloigne on a vite les hauts-fonds !

Le retour au mouillage reste l’opération la plus compliquée. J’ai investi dans un mousqueton qui s’attache en bout de gaffe et par lequel je dois faire passer une écoute. La théorie est ensuite simple : je dois arriver au moteur sur la bouée, mettre au point mort une dizaine de mètres avant d’arriver (bout au vent), puis aller agilement vers l’avant, prendre en main le dispositif décrit précédemment et –tout aussi agilement- attraper l’anneau de la bouée du corps-mort. Ensuite il suffit de laisser le bateau se stabiliser et l’arrimer complètement.

Ça, c’est la théorie. En pratique j’ai mis 9 essais avant d’y arriver. Et il y avait moins de 0 nœuds de vent !

Tantôt j’étais trop court, tantôt j’avais mal calculé la longueur de l’écoute, tantôt j’étais trop lent, tantôt mon montage était mal monté…

Bref, il reste encore (beaucoup) de progrès à faire. Ou peut-être trouver le bon tuto ?